[{"id":1403,"date":"2016-05-06T12:09:56","date_gmt":"2016-05-06T12:09:56","guid":{"rendered":"http:\/\/cedricbernadotte.com\/?p=1403"},"modified":"2016-05-06T12:09:56","modified_gmt":"2016-05-06T12:09:56","slug":"le-graffuturisme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cedricbernadotte.com\/2016\/05\/06\/le-graffuturisme\/","title":{"rendered":"Le graffuturisme"},"content":{"rendered":"
Le graffuturisme est un terme utilis\u00e9 depuis 2010 pour rassembler des artistes issus du graffiti traditionnel (lettres, personnages\u2026) qui ont fait \u00e9voluer leur pratique et leur univers artistiques. Souvent issus d’\u00e9cole de graphisme, d’architecture ou d’\u00e9coles d’art, ces plasticiens ont d\u00e9velopp\u00e9 un travail – de rue mais aussi d’atelier – pouvant aller de l’abstraction la plus g\u00e9om\u00e9trique qui soit \u00e0 la figuration d\u00e9construite, questionnant les r\u00e9sonances visuelles, des lignes de fuite ou s’appliquant, de la m\u00eame fa\u00e7on que les artistes italiens du courant futuriste<\/a>, \u00e0 d\u00e9peindre au plus pr\u00e8s le mouvement et la vitesse inh\u00e9rente \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n Futura<\/a> est r\u00e9guli\u00e8rement cit\u00e9 par les graffuturistes. Chaque artiste a sa propre d\u00e9marche, son propre style. En regardant le site de Poesia, on peut d\u00e9couvrir peintres am\u00e9ricains, anglais, su\u00e9dois, polonais\u2026 La nationalit\u00e9 n’est qu’une diff\u00e9rence, ils sont aussi singuliers par leur utilisation des m\u00e9diums (le bois et le carton pour Clemens Behr <\/a>– le b\u00e9ton pour Nawer<\/a> – le papier d\u00e9coup\u00e9 pour Remi Rough<\/a>\u2026). N\u00e9anmoins, la notion d’\u00e9nergie, l’abstraction mais aussi le rapport \u00e0 la ville notamment lors de performances outdoor sont les \u00e9l\u00e9ments communs permettant de les r\u00e9unir autour du terme Graffuturism.<\/p>\n Expositions:<\/strong> (1)Daniel Feral est un historien, th\u00e9oricien et critique d\u2019art, passionn\u00e9 de graffiti et de street art. C\u2019est en hommage \u00e0 Alfred H. Barr premier directeur du MoMA, et pour c\u00e9l\u00e9brer les 75 ans de son diagramme sur le cubisme et l\u2019art abstrait qu\u2019il d\u00e9cide de documenter et d\u00e9velopper l\u2019histoire du graffiti et du street art, t\u00e2che fastidieuse de par le caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re de nombreuses \u0153uvres. 2501<\/a>, Aaron De La Cruz<\/a>, Augustine Kofie<\/a>, Boris Delta Tellegen<\/a>, Carl Raushenbach<\/a>, Carlos Mare<\/a>, Clemens Behr<\/a>, Derek Bruno<\/a>, Doze Green<\/a>, Duncan Jago<\/a>, DVS 1, El Mac<\/a>, Eric Haze<\/a>, Erosie<\/a>, Franco Jaz Fasoli<\/a>, Futura<\/a>, Gilbert1<\/a>, Greg Sp One Lamarche<\/a>, Graphic Surgery<\/a>, Hense<\/a>, Hendrik ECB Beikirch<\/a>, Jaybo Monk<\/a>, Joker<\/a>, Jurne<\/a>, Kema<\/a>, Kenor<\/a>, Lek<\/a>, Marco Pho Grassi<\/a>, Matt W. Moore<\/a>, Moneyless<\/a>, O.Two<\/a>, Part2ism<\/a>, Pixel Pancho<\/a>, Poesia<\/a>, Rae Martini<\/a>, Remi Rough<\/a>, Samuel Rodriguez<\/a>, Sat One<\/a>, Sever<\/a>, Shok-1<\/a>, Sowat<\/a>, Steve More<\/a>, West<\/a>, Will Barras<\/a>.Mare 139 , Brume, Futura 2000, Greg La Marche , Chirurgie Graphique , Espo , Jurne , Barry McGee, KR , Aryz , Comment et Nosm , Kidghe , Moneyless , Lokiss , Askew , Fiert\u00e9, Saber , Push, Revok , Sean Barton , Reyes , Sever , Joker , Sueme , Kema , Remi Rough , timide , 0.Two , LX , antistatique , P\u00e9rier , Proembrion , proies , Chor , Mes, Delta , Zedz , mode 2 , Lek , Shok 1 , Sowat , Geso , Jon One, Os GEMOS , EKO , Roids , Aroe , Do-It , Smash 137 , Vermin , Steve Plus , Kid Swiz , Retna , Rempli , Pho Grassi , El Mac , Part2ism , Rammellzee , Via Grafik , Persue , Orbit119 , Transcend , GF , DMV , Old Crow<\/p>\n <\/p>\n http:\/\/paumsarin.wordpress.com\/<\/a><\/p>\n Le graffuturisme est un terme utilis\u00e9 depuis 2010 pour rassembler des artistes issus du graffiti traditionnel (lettres, personnages\u2026) qui ont fait \u00e9voluer leur pratique et leur univers artistiques. 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Biennale de Paris 1977<\/p>\n Installation ambitieuse qui occupa l\u2019espace du mus\u00e9e d\u2019art moderne de la ville de Paris, \u00ab Vie quotidienne <\/em>\u00bb mit en sc\u00e8ne le rapport direct entre art et soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 travers le d\u00e9tournement d\u2019une structure de vente : le magasin de grande distribution. L\u2019environnement UNTEL ouvrit la voie \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019oeuvres d\u2019autres artistes autour de th\u00e9matiques similaires. Il fallait bien ce groupe de trois artistes pour s\u2019atteler \u00e0 cette t\u00e2che impressionnante : la fabrication d\u2019 un environnement, de type Grand magasin compos\u00e9 d’un ensemble de dix huit rayons th\u00e9matiques interrogeant la r\u00e9alit\u00e9 de la vie quotidienne en milieu urbain L\u2019ensemble se compose de 1600 pi\u00e8ces environ, dont 1580 objets, 29 pr\u00e9sentoirs supports etc.<\/p>\n \u00ab\u00a0Vie quotidienne\u00a0\u00bb pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Cimaise et Portique, Albi, 2001.<\/p>\n L\u2019environnement UNTEL de type Grand magasin se compose, \u00e0 l\u2019image d\u2019un lieu de vente de produits de consommation, d\u2019un ensemble de \u00ab rayons \u00bb th\u00e9matiques. Une s\u00e9lection de \u00ab produits diff\u00e9rents \u00bb sont regroup\u00e9s par th\u00e8mes et pr\u00e9sent\u00e9s en utilisant les codes du commerce. Les diff\u00e9rents th\u00e8mes sont \u00e9galement mentionn\u00e9s sur les blisters de chaque cat\u00e9gorie. Un trou central sur la partie haute du blister permet son attache sur un pr\u00e9sentoir. Selon les th\u00e8mes, des adh\u00e9sifs ou des impressions au timbre \u00e0 caoutchouc sont porteurs de slogans. Au verso de chaque blister la mention Produit Untel<\/em> est tamponn\u00e9e, elle en certifie la labellisation.<\/p>\n Arch\u00e9ologie du quotidien : pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019\u00e9chantillons urbain, petits objets, tomb\u00e9s ou jet\u00e9s sur les trottoirs des rues de Paris Untel 1977<\/p>\n A titre d\u2019exemple, \u00ab achetons \u00bb un de leurs produits : Arch\u00e9ologie du quotidien : pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019\u00e9chantillons urbain, petits objets, tomb\u00e9s ou jet\u00e9s sur les trottoirs des rues de Paris.<\/em>. De quoi s\u2019agit-il ? Une centaine de rue de Paris ont fait l\u2019objet d\u2019une campagne de pr\u00e9l\u00e8vements. Ces collectes reconsid\u00e8rent ces objets de l\u2019ordinaire qui, mis sous vide, sont donn\u00e9s \u00e0 voir comme arch\u00e9ologie de la consommation et des pratiques des habitants de la cit\u00e9. A l’image de ce produit Untel, le magasin offre aux visiteurs-clients nombre d’autres produits attractifs de la soci\u00e9t\u00e9 urbaine des ann\u00e9es soixante dix : la pochette \u00ab\u00a0Banque<\/em>\u00a0\u00bb met sous vide diff\u00e9rents documents d\u2019information bancaire et bordereaux d\u2019op\u00e9rations financi\u00e8res. Photographie d\u00e9chir\u00e9e, fa\u00e7ades de banques. En vignette la Bourse de Paris. Slogan : main mise sur la ville. <\/p>\n Membre d’Untel de 1975 \u00e0 1980, il pr\u00e9sente avec le groupe cet environnement de type \u00ab Grand Magasin \u00bb au Mus\u00e9e d\u2019art moderne de la Ville de Paris (Biennale de Paris, 1977). Apr\u00e8s l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s du groupe en 1980, chaque artiste sort de cet anonymat volontaire. Chacun des membres d\u2019Untel cherchera \u00e0 prolonger cette interrogation sur la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine.<\/p>\n \u00ab Artiste publicitaire \u00bb<\/strong><\/p>\n Sorti de l\u2019 \u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des arts d\u00e9coratifs de Paris , le peintre et sculpteur d\u00e9cide qu\u2019il deviendra \u00ab artiste \u00bb. D\u00e8s 1984, Cazal se pr\u00e9sente comme un \u00ab Artiste publicitaire \u00bb, transforme son nom en logo (via l’agence parisienne Minium) et d\u00e9veloppe son \u00ab image de marque \u00bb en d\u00e9tournant les codes de l\u2019univers du marketing et de la publicit\u00e9. Qu’est-ce qu’un artiste ?<\/strong><\/p>\n Si bien que la question de ce que l\u2019artiste peut produire passe d\u2019abord par la question : qu\u2019est-ce qu\u2019un artiste ?<\/p>\n <\/p>\n Alain Snyers a \u00e9t\u00e9 co-fondateur du groupe d’artistes \u00a0\u00bb UNTEL\u00a0\u00bb avec Philippe Cazal<\/a> et Jean-PaulAlbinet<\/a> . De 1975 \u00e0 1980 , ils r\u00e9alisent ensemble de nombreuses expositions et performances dans plusieurs villes en France. Directeur de l’Ecole des Beaux-Arts d’ Amiens de 1991 \u00e0 2003 N\u00e9 \u00e0 Albi en 1954 <\/p>\n <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" En 1977, le groupe UNTEL (Jean-Paul Albinet, Philippe Cazal et Alain Snyers) con\u00e7oit et r\u00e9alise \u00ab Vie quotidienne \u00bb , un environnement de type grand magasin, pr\u00e9sent\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 la XI\u00e8me Biennale de Paris. \u00ab\u00a0Vie quotidienne\u00a0\u00bb Groupe Untel. 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Niele Toroni est un artiste contemporain suisse. Il fait partie des artistes minimalistes.<\/p>\n Depuis 1959, Toroni s’est install\u00e9 et travaille \u00e0 Paris. Peintre de la subversion et cofondateur du groupe BMPT avec Buren, Mosset et Parmentier, il interroge depuis 1967 le sens de la peinture en appliquant sur tout support des \u00ab empreintes de pinceau n\u00b050 r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 intervalles r\u00e9guliers de 30 cm \u00bb.<\/p>\n Le refus de Toroni de d\u00e9roger depuis lors \u00e0 ce syst\u00e8me infiniment r\u00e9p\u00e9t\u00e9 est une entreprise de d\u00e9mystification de l\u2019art et, en particulier, de la peinture de chevalet.<\/p>\n Niele Toroni a expos\u00e9 en France, Suisse et Allemagne. Il re\u00e7oit en 1995 le Grand Prix National de la Peinture en France.<\/p>\n
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\nLe terme Graffuturism a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par l’artiste am\u00e9ricain Poesia. Issu du graffiti, et fort d’une grande curiosit\u00e9 pour les pratiques artistiques de ses confr\u00e8res, il fonde en 2010 le site internet graffuturism.com<\/a>. Ce support lui permet de r\u00e9unir et de suivre les artistes qui, comme lui, ont enjamb\u00e9 les foss\u00e9s entre \u00ab\u00a0arts officiels\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0arts officieux\u00a0\u00bb et m\u00e9langer les influences. Depuis plus de trois ans, Poesia<\/a> publie quotidiennement un ou plusieurs articles sur les actualit\u00e9s d’artistes internationaux que nous pourrions oser appeler \u00ab\u00a0Graffuturistes\u00a0\u00bb m\u00eame si ce terme n’est pas aussi cloisonnant et pr\u00e9cis que pourrait l’\u00eatre le terme surr\u00e9aliste ou dada\u00efste.<\/p>\n
\n2011 Rudimentary Perfection \u00e0 Glasgow s’est tenu en 2011.
\n2012, a eu lieu Futurism 2.0 \u00e0 Londres, curat\u00e9e par Rob Swain. manifeste r\u00e9dig\u00e9 par le critique Daniel Ferral (1) est \u00e9dit\u00e9 pour l’occasion.
\n2012, Graffuturism \u00e0 la Soze Gallery de Los Angeles. Curat\u00e9e par Poesia en personne, cette exposition a vu grand en invitant plus de 40 artistes internationaux et \u00e9largi le line up \u00e0 des artistes comme Boris Tellegen alias Delta<\/a> et Futura.<\/p>\n
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\nC\u2019est en 2011 qu\u2019il r\u00e9alise un premier sch\u00e9ma dans le cadre de l\u2019exposition collective Pantheon Projects \u00e0 New York, exposition dont il \u00e9tait co-curateur. Ce sch\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 largement repris, et discut\u00e9, suscitant de nombreux d\u00e9bats.
\nEn 2012, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une exposition collective \u00e0 Londres, Futurism 2.0: Symmetry across Centuries, Daniel Feral estime que c\u2019est le moment de sortir une version r\u00e9vis\u00e9e du sch\u00e9ma et la surnomme Feral Diagram 2.0. Ce sch\u00e9ma marque donc la reconnaissance du mouvement street art et du graffiti.<\/p>\n
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\n\u00ab L\u2019environnement con\u00e7u par UNTEL synth\u00e9tisait les probl\u00e9matiques du regard critique que l\u2019art peut porter sur le quotidien de la ville, en prenant Paris comme mod\u00e8le d\u2019un mode de vie banalis\u00e9. La forme de l\u2019installation <\/em>\u00ab Vie quotidienne \u00bb illustre de mani\u00e8re in\u00e9dite, l\u2019articulation entre l\u2019art et l\u2019environnement social : le dispositif est donn\u00e9 \u00e0 voir \u00e0 la faveur de la distanciation d\u2019une position critique de l\u2019artiste inscrit dans son temps.<\/em> \u00bb<\/p>\n
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\nChaque produit est class\u00e9, r\u00e9pertori\u00e9 et mis sous vide par thermoformage sous la forme de blisters. Les informations sont s\u00e9rigraphi\u00e9es sur le support. Chaque blister (emballage, mis sous vide par thermoformage) est titr\u00e9 \u00ab Vie quotidienne<\/em> \u00bb, appellation g\u00e9n\u00e9rique de l\u2019environnement.<\/p>\n
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\nLa pochette \u00ab\u00a0Non aux expulsions<\/em>\u00a0\u00bb Illustre la perte d\u2019un logement par l\u2019usage m\u00e9taphorique d\u2019un bout de moquette ou de papier peint. Les \u00e9chantillons, t\u00e9moignages de ce qui est perdu, sont individuellement mis sous vide et r\u00e9unis verticalement (6 \u00e0 7 \u00e9l\u00e9ments). Une \u00e9tiquette en carton dans la partie sup\u00e9rieure de la bande donne le titre et localise par une mention manuscrite le lieu d\u2019une expulsion.
\nRues o\u00f9 des expulsions se sont produites : rue Montmartre, rue Saint-Martin, rue Vercing\u00e9torix, rue de Charonne, rue Monsieur le Prince, rue de Lappe, rue L\u00e9on
\nFrot, rue Lhomond, rue de l\u2019Ouest, rue Tournefort, rue Didot, rue Rambuteau, rue Quincampoix, Boulevard de Charonne.
\nAvec un recul de trente cinq ans, cette pi\u00e8ce unique t\u00e9moigne non seulement d’une pratique artistique novatrice qui n ‘a rien perdu de son actualit\u00e9 mais \u00e9galement constitue un \u00e9chantillon sociologique significatif de la soci\u00e9t\u00e9 de consommation triomphante des ann\u00e9es soixante dix.<\/p>\nPhilippe Cazal, la vie d\u2019artiste<\/h1>\n<\/header>\n
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\nCazal en a fait lui m\u00eame la commande \u00e0 une agence de graphisme parisienne Minium. Il d\u00e9cide de jouer avec le positif-n\u00e9gatif en noir et blanc propos\u00e9 par l\u2019agence pour mettre en valeur son nom et se pr\u00e9sente ainsi comme un produit commercial. Sa signature est devenue une marque. A travers son oeuvre, il ne cesse de s\u2019interroger sur la place de l\u2019art et de l\u2019artiste contemporain dans l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9. Comment se situer par rapport au milieu de l\u2019art ? Quel r\u00f4le jouer ?<\/p>\n
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\nCette interrogation, l’artiste la prolonge, au-del\u00e0 de ce positionnement \u00ab\u00a0publicitaire\u00a0\u00bb sur les question du langage. Il oriente son travail vers une r\u00e9flexion sur les relations entre texte et image via les slogans, les mots-images, ou la s\u00e9rigraphie.
\nDans quelques jours, Cazal participe au second volet de l’exposition \u00ab\u00a0La plasticit\u00e9 du langage\u00a0\u00bb<\/em> intitul\u00e9 Entre les langues<\/em> \u00e0 la Fondation Hippocr\u00e8ne \u00e0 Paris. Cette exposition posera la question de la pluralit\u00e9 des langages, de la compr\u00e9hension entre les diff\u00e9rentes cultures. Il abordera le langage sous sa forme architecturale, comme un dispositif visuel et graphique, et il interroge l\u2019articulation entre texte et image.<\/p>\nAlain Snyers<\/h1>\n
\nIls sont notamment invit\u00e9s \u00e0 des manifestations internationales:
\n– la 10\u00e8me Biennale de Paris au Mus\u00e9e d’ Art moderne de la ville en 1977, avec un environnement \u00a0\u00bb Grand Magasin \u00a0\u00bb (150 m2) constitu\u00e9 autour d’un th\u00e8me g\u00e9n\u00e9rique : \u00a0\u00bb la vie quotidienne en milieu urbain.\u00a0\u00bb
\n– le 2\u00e8me symposium Franco – Allemand des jeunes artistes organis\u00e9 par l’OFAJ , \u00e0 la Neue Galerie d’Aix – la-Chapelle et au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Bordeaux en 1978.
\n– \u00a0\u00bb Nationale 20 \u00ab\u00a0, exposition de travaux au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Cahors en 1979, et r\u00e9alisation d’une inscription monumentale :
\n\u00ab\u00a0L’ irr\u00e9versible\u00a0\u00bb, (150 m de long), avec des pierres blanches sur une colline du Causse, visible de la route nationale 20.
\n– \u00a0\u00bb Une id\u00e9e en l’air \u00a0\u00bb \u00e0 New-York , en 1980, manifestation organis\u00e9e avec le soutien de l’ AFAA ,qui a r\u00e9unis 22 artistes Fran\u00e7ais dans 7 galeries. Le groupe Untel a pr\u00e9sent\u00e9 ses travaux \u00e0 la galerie White Columns, qui sera aussi le lieu de leur derni\u00e8re apparition en tant que groupe.
\nA l’initiative de Paul Ardenne ( universitaire et historien de I’art ), une pr\u00e9sentation de l’environnement \u00a0\u00bb Grand magasin \u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e au Centre d’Art contemporain \u00a0\u00bb Cimaise et portique \u00a0\u00bb \u00e0 Albi, du 30 mars -17 juin 2001, dans le cadre de I’exposition \u00a0\u00bb Exp\u00e9rimenter le r\u00e9el \u00ab\u00a0.<\/p>\n
\n– 9 mars – 7 avril 2002, le Centre d’Art contemporain \u00a0\u00bb La galerie\u00a0\u00bb \u00e0 Noisy – le – Sec \u00e0 organis\u00e9 la premi\u00e8re, et la plus compl\u00e8te r\u00e9trospective consacr\u00e9e au travaux du Groupe UNTEL : l’environnement \u00a0\u00bb Grand Magasin \u00ab\u00a0, la s\u00e9rie de photographies \u00a0\u00bb la ville 365 jours \u00ab\u00a0, les v\u00eatements et caisson lumineux \u00a0\u00bb Touriste \u00ab\u00a0, les objets et archives photographiques des performances, les vid\u00e9os : \u00a0\u00bb Le d\u00e9jeuner sur l’herbe\u00a0\u00bb et \u00a0\u00bb Et le temps qui passe \u00ab\u00a0.
\n– 11 juilllet – 6 octobre 2003 –\u00a0\u00bb Nationale 20 – Autoroute 20 – Que s’est-il pass\u00e9 depuis ?\u00a0\u00bb. Mus\u00e9e de Cahors – Henri Martin. Photographies.<\/span><\/p>\nJean-Paul Albine<\/h1>\n
\nJean-Paul Albinet a \u00e9t\u00e9 co-fondateur du groupe d’artistes \u00a0\u00bb UNTEL\u00a0\u00bb avec Philippe Cazal<\/a> et Alain Snyers<\/a>. De 1975 \u00e0 1980 , ils r\u00e9alisent ensemble de nombreuses expositions et performances dans plusieurs villes en France.
\nIls sont notamment invit\u00e9s \u00e0 des manifestations internationales:
\n– la 10\u00e8me Biennale de Paris au Mus\u00e9e d’ Art moderne de la ville en 1977, avec un environnement \u00a0\u00bb Grand Magasin \u00a0\u00bb (150 m2) constitu\u00e9 autour d’un th\u00e8me g\u00e9n\u00e9rique : \u00a0\u00bb la vie quotidienne en milieu urbain.\u00a0\u00bb
\n– le 2\u00e8me symposium Franco – Allemand des jeunes artistes organis\u00e9 par l’OFAJ , \u00e0 la Neue Galerie d’Aix – la-Chapelle et au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Bordeaux en 1978.
\n– \u00a0\u00bb Nationale 20 \u00ab\u00a0, exposition de travaux au Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Cahors en 1979, et r\u00e9alisation d’une inscription monumentale :
\n\u00ab\u00a0L’ irr\u00e9versible\u00a0\u00bb, (150 m de long), avec des pierres blanches sur une colline du Causse, visible de la route nationale 20.
\n– \u00a0\u00bb Une id\u00e9e en l’air \u00a0\u00bb \u00e0 New-York , en 1980, manifestation organis\u00e9e avec le soutien de l’ AFAA ,qui a r\u00e9unis 22 artistes Fran\u00e7ais dans 7 galeries. Le groupe Untel a pr\u00e9sent\u00e9 ses travaux \u00e0 la galerie White Columns, qui sera aussi le lieu de leur derni\u00e8re apparition en tant que groupe.
\nA l’initiative de Paul Ardenne ( universitaire et historien de I’art ), une pr\u00e9sentation de l’environnement \u00a0\u00bb Grand magasin \u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e au Centre d’Art contemporain \u00a0\u00bb Cimaise et portique \u00a0\u00bb \u00e0 Albi, du 30 mars -17 juin 2001, dans le cadre de I’exposition \u00a0\u00bb Exp\u00e9rimenter le r\u00e9el \u00ab\u00a0.
\n– 9 mars – 7 avril 2002, le Centre d’Art contemporain \u00a0\u00bb La galerie\u00a0\u00bb \u00e0 Noisy – le – Sec \u00e0 organis\u00e9 la premi\u00e8re, et la plus compl\u00e8te r\u00e9trospective consacr\u00e9e au travaux du Groupe UNTEL : l’environnement \u00a0\u00bb Grand Magasin \u00ab\u00a0, la s\u00e9rie de photographies \u00a0\u00bb la ville 365 jours \u00ab\u00a0, les v\u00eatements et caisson lumineux \u00a0\u00bb Touriste \u00ab\u00a0, les objets et archives photographiques des performances, les vid\u00e9os : \u00a0\u00bb Le d\u00e9jeuner sur l’herbe\u00a0\u00bb et \u00a0\u00bb Et le temps qui passe \u00ab\u00a0.
\n– 11 juilllet – 6 octobre 2003 –\u00a0\u00bb Nationale 20 – Autoroute 20 – Que s’est-il pass\u00e9 depuis ?\u00a0\u00bb. Mus\u00e9e de Cahors – Henri Martin. Photographies.<\/span><\/p>\n
\nCourte p\u00e9riode d’une ann\u00e9e durant laquelle ont lieu cinq \u00ab Manifestations \u00bb num\u00e9rot\u00e9es de 0 \u00e0 4. Le groupe se dissoudra avant la \u00ab Manifestation 5 \u00bb.
\nLe groupe BMPT essaie de faire \u00ab\u00a0table rase\u00a0\u00bb sur les notions de cr\u00e9ation et de peinture. Chacun des quatre peintres dont les initiales constituent le nom du groupe, pratique un geste r\u00e9p\u00e9titif d\u00e9nu\u00e9 de tout fondement artistique et ne voulant donner \u00e0 voir que ce qu’il pr\u00e9sente.<\/p>\n
\n* Mosset r\u00e9p\u00e8te des cercles noirs identiques sur des fonds blancs.
\n* Parmentier peint de grandes bandes horizontales d\u00e9limit\u00e9es au ruban adh\u00e9sif afin de supprimer tout d\u00e9bordement du pinceau.
\n* Toroni utilise l’empreinte d’un pinceau comme unique motif sur la toile cir\u00e9e \u00e0 intervalle r\u00e9gulier.
\nNiele Toroni<\/strong>
\nNationalit\u00e9 : Suisse
\nN\u00e9(e) \u00e0 : Muralto , 1937<\/p>\n